INTRODUCTION evocation of French colonialism at the outset

INTRODUCTION

Dora Bruder a des origines étrangères. Ses parents sont d’Autriche. On peut
imaginer qu’ils n’ont pas mené une vie tranquille à Paris sous l’Occupation des
allemands. Modiano détaille ses épreuves de vivre en France à cette époque.
Toutefois, en parlant de la vie de Dora et ses parents il parle également de
l’histoire collective de la persécution des juifs parisiens. Il évoque leurs
vies marginales et invisibles en mentionnant des différents lieux autour de
Paris, leur vie de tous les jours et leur relation avec les fonctionnaires. Il
les évoque pour lutter contre la disparition et l’oubli de leur histoire.

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DES
CITOYENS DE SECONDE ZONE  

While the former colonized peoples
are absent from the streets of Modiano’s Paris the evocation of French
colonialism at the outset of his text signals their presence in the book, if
only en filigrane. (Green, 2007)

Dès le début, Modiano évoque les vies des immigrants et la relation
historique et oppressive de France avec eux quand il soulève une mémoire
individuelle. Modiano mentionne une de ses mémoires d’une boulevard Ornano
déserté avec des groupes de gardes mobiles “à cause des événements d’Algérie” (MODIANO 2016 :8) Sur
la même page il se demande “à quoi avait-elle servi, cette
caserne ? » et découvre qu’elles abritaient des troupes coloniales.
Des troupes coloniales ont été recrutés de force pour combattre sous le drapeau
français pendant la première guerre mondiale sans avoir obtenu la citoyenneté.
Cela encore aigrit les relations françaises-africaines à ce jour. Certains
soldats africains ont obtenu la citoyenneté seulement cette année. Modiano
évoque indirectement la relation complexe de la France avec les colonies
françaises. Modiano fait aussi référence à « les territoires encore insoumis du
Maroc ». Modiano évoque également la vie des immigrés lorsqu’il mentionne que
Ernest Bruder, le père de Dora Bruder, ainsi que des Allemands, d’autres
autrichiens, des russes, des Roumains et des Bulgares, se joignent à la Légion
étrangère. Ils le font en raison d’un manque de possibilité dans leur pays
d’origine, tout comme les immigrants récents en France d’Afrique du Nord.

Évidemment le livre parle des vies immigrantes dans les
années 40. L’auteur montre clairement au lecteur comment c’était précaire une
vie d’une immigrant juif en France. Même après 5 ans de service et même si
Ernest a été laissé “100% mutilé de guerre”, il n’a pas obtenu la
citoyenneté. En fait, il était un citoyen d’aucun pays, il a été classé par les
autorités comme « ex-Autrichien » et ainsi était sa femme. Son appartenance à
la Légion étrangère n’a été notée que par les bureaucrates de l’occupation qui
ont documenté les Juifs pour leur expulsion. Il n’a obtenu aucune sympathie
pour être quelqu’un qui a combattu pour la France et a été arrêté et expulsé
comme n’importe quel autre juif. Son origine ethnique était l’aspect le plus
important.

Pour sauver eux-mêmes les juifs auraient à mentir aux
autorités à propos de leur « nom, prénom, date et lieu de naissance, situation
de famille, profession, domicile et nationalité du détenu administratif » (2016 :
103). Les Juifs ont été faits porter une étoilé jaune. Ils étaient physiquement
différenciés du reste de la population. « Ceux dont les noms commençaient par
les lettres A et B étaient allés chercher ces étoiles dans les commissariats
dès le mardi 2 juin et ils avaient signé les registres ouverts à cet effet » (2016 :
102). Ils étaient indésirables en France et étaient clairement marqués comme
tels. Ils étaient traités systématiquement. Les conditions de logement de la
famille Bruder montre également qu’ils étaient marginalisés. Ils vivaient dans
une seule chambre exiguë dans un hôtel. Ils n’avaient pas de résidence fixe.
Ils n’étaient pas bien intégrés.

La vie n’était pas plus facile pour Dora, même si, comme
Modiano mentionne plusieurs fois, elle est née en France et avait la
nationalité française contrairement à ses parents. Dora avait besoin pourtant à
cacher son origine juive immigrée. Sa mère a été conseillé de la cacher à cause
des rafles. Elle a inscrit sa fille au pensionnat sous le nom de Suzanne Albert
“pour dissimuler ses origines” (2016 : 44). Peut-être, si elle
ne s’était pas enfuie, elle n’aurait pas été capturée. Ou peut-être qu’elle
aurait été découvert par des fonctionnaires français. Des officiels français
ont aidé à déporter des enfants juifs. Modiano critique à juste titre le rôle
des autorités françaises dans la mort de Dora Bruder. “Ceux-là même qui sont
chargées de vous chercher et de vous retrouver établissent des fiches pour
mieux vous faire disparaitre ensuite – définitif” (2016 : 82). Les
juifs ne pouvaient compter sur personne.

 

MEMOIRE

C’est évident dans la texte que Modiano a un mémoire obsédé que l’on
pouvoir qualifier impossible dans sa nécessité de trouver tous les faits et des
détails précis. Parfois, il est si brillant à ce que sa mémoire l’ennuie.
“L’extrême précision de quelques Details me hantait”. (2016 : 53).
Ce que Modiano fait bien est garder la mémoire des immigrés juifs pendant
l’occupation vivante. Le roman est une sorte de témoignage à la place des
morts. Ce s’appelle la post-mémoire. D’après Régine Robin la post-mémoire c’est
« transmission de traumatismes de la guerre ou du génocide par ceux qui n’ont
pas connu la guerre ou qui étaient trop jeunes pour comprendre les évènements »
(Bellemare-Page, 2017). Bien sûr, né en 1945, Modiano n’a pas connu l’Occupation.
En fait, il a dit que sa « mémoire précédait ma naissance » dans son
livre Livret de famille. Cependant,
Modiano évoque les vies des marginaux et invisibles dans son roman habilement
en mettant accent sur l’aspect factuel. Son effort contre l’amnésie collective
a une dimension historique. L’écrivain veut lutter contre l’oubli pas seulement
de Dora et ses parents mais de la période de l’Occupation et de la persécution
des juifs aussi. Selon Donald Reid ” It is through personalized
individual narratives that collectives outside an experience, like later
generations, identify with an experience like the Resistance. (Reid
2008:180). Quand il parle de Dora, il parle de l’histoire collective de la
persécution des immigrants juifs.

Le
leitmotiv du roman c’est la disparition, la disparition naturelle et la
destruction volontaire du passé. C’est certain qu’une ville comme Paris change
naturellement avec le temps. Comme à 43 boulevard Ornano « Un magasin a
remplacé le cinéma » (MODIANO 2016 : 11). Il parle de deux hôtels qui
n’existent plus à la page 29. Il y a une grande nostalgie chez l’auteur.
Modiano se sent un vide dans plusieurs lieux durant le livre. A la rue de Gare-de-Reuilly
49 Modiano avait “l´impression de marcher sur les traces de quelqu’un »
(2016 : 49). Pareillement il avait « l’impression de traverser un
village abandonne » (2016 : 130) à la rue Saint-Fargeau. Il dit que derrière
un haut mu « s’étendait un no man´s land, une zone de vide et d’oubli »
(2016 : 130). Modiano évoque un Paris disparu.

Il
existe aussi la destruction volontaire du passé. Modiano ressent un vide
pendant qu’il marche dans le quartier de la rue des Jardins Saint Paul parce
que le passé a été effacé.

La plupart des
immeubles du quartier avaient été détruits après la guerre, d’une manière méthodique,
selon une décision administrative… Et l’on avait construit, là-dessus, des rangées
d’immeubles, modifiant quelquefois l’ancien traces de rues. (2016 :136).

Des documents de l’époque ont été détruit aussi. « Toutes ces dizaines
de milliers de procès-verbaux ont été détruites et on ne connaitra jamais les
noms des « agents capteurs. » » (2016 : 84). Les agents
capteurs dont qui il parle sont les commissaires et les inspecteurs qui ont
chassé des juifs. Leurs noms a une qualité sonore mal pour Modiano et il peut
les sentir. « …les noms resonnent d’un écho lugubre et sentent une odeur
de cuir pourri et de tabac froid » (2016 : 84) La police a essayé
de détruire toute évidence de collaboration. « De toutes les
investigations exercées par la Police des questions juives, aucune trace ne subsiste »
(2016 :67). C’est à cause de l’effacement de l’histoire de ceux que étaient
déjà marginales et invisibles que Modiano a l’impression qu’il a un devoir de mémoire
de le garder de l’oubli.

 

LIEU

Il évoque les vies
des immigrants en parlant des différents lieux à Paris. Il mentionne plusieurs
lieux comme boulevard Ornano, dans le quartier Clignancourt, où habitaient Dora
et sa famille. Il nommer de nombreuses rues différentes comme la rue de la Gare-de-Reuilly
48 et la rue Greffule. Il mentionne que son père a été pris dans une rafle dans
un restaurant pendant qu’íl dinait 62. Ce passage nous montrer le fortuit et
précaire caractère de vie d’une marginale comme Ernest Bruder. Il était par hasard
au mauvais endroit au mauvais moment. Cette fois-là il a eu de la chance. Mais
il n’en avait pas pour toujours.

Parler
de différents endroits autour de Paris est un bon moyen d’évoquer la vie des
marginaux et invisibles parce qu’il y a une relation entre l’espace et le
temps. L’espace, comme les rues de Paris dont parle Modiano, contient le passé.
Selon Pierre Nora toute « unité significative d’ordre matériel ou idéal, dont
la volonté des hommes ou le travail du temps a fait un élément symbolique du
patrimoine mémoriel d’une quelconque communauté » (Eric, 2017). Il
existe une réalité symbolique ainsi qu’une réalité tangible. Un lieu est aussi
un porteur d’histoire. Paris, la vie de Dora, l’enquête et l’Occupation sont
tout lié. C’est pour cette raison que Modiano est triste quand il a envoyé un
sens de vide à Paris.

L’auteur
se sent désolé quand cette sensation de vide se présente parce qu’il pense que personne
ne souviendra de l’histoire de l’époque de Dora.

J’ai l’impression d’être
tout seul à faire le lien entre le Paris de ce temps-là et celui d’aujourd’hui,
le seul à me souvenir de tous ces détails. Par moments, le lien s’amenuise et
risque de se rompre, d’autres soirs la ville d’hier m’apparait en reflets
furtifs derrière celle d’aujourd’hui. (MODIANO 2016 : 50)

Pour l’auteur il existe un très vivant rapport au passé de point de vue de
la mémoire collective avec le lieu qui est Paris. Pour lui, la présence du passé
est dans les bâtiments. En parlant des lieux Modiano ranimer l’histoire des
vies des gens comme Dora et l’histoire de l’Occupation. Il veut lutter contre
l’oubli des vies des marginales.

 

CONCLUSION

Modiano évoque les vies marginales et invisibles des immigrants dans le
texte de différentes manières. Il utilise ses propres mémoires individuelles et
des mémoires des autres. Il évoque leurs vies en parlant de Dora et ses parents
et ses expériences. A travers de Dora il parle de l’histoire collective et la persécution
des juifs en générale à Paris. Il le fait tout cela pour combattre l’amnésie collective,
délibéré et volontaire avec la destruction des immeubles, lieux et documents et
l’oubli naturel avec le passage du temps. Modiano avait le désir d’aider à la perpétuation
de la mémoire des immigrants juifs sous l’Occupation.

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